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Entretien avec le ministre N’diaye Bah à la veille du SITOUR

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« L’assassinat de l’otage britannique n’est pas une raison pour condamner toute une région »

En prélude à l’ouverture du Salon international du Tourisme de Bamako, prévu ce vendredi, le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah nous a accordé, une interview au centre international de conférence de Bamako, où, il achevait une visite des stands. Il nous parle des innovations de cette année, la qualité de l’événement et son impact sur notre pays. Le ministre a également abordé la crise du nord et la cabale médiatique qui s’en est suivie. Et dont les conséquences furent très lourdes.

L’Indépendant : Bonjour monsieur le ministre, vous venez, d’achever une visite sur le site qui doit accueillir le SITOUR. Est-ce que, tout est prêt pour l’ouverture ?


Ndiaye Bah : Merci pour cette question que vous me posez et qui nous permet de situer le niveau des préparatifs du salon international du tourisme de Bamako, qui est un évènement majeur. Mais qui, faut-il le préciser, s’est imposé, comme la plus grande rencontre touristique de la sous-région. Quand vous visitez le site, vous vous rendez vite compte de l’énorme travail abattu par la commission d’organisation.

Et tout se passe, comme, nous l’aurions souhaité. Les travaux se passent correctement. C’est le dernier réglage. Pour la cérémonie d’ouverture, nous avons élaboré, un programme intéressant où, il sera question du Mali dans sa diversité. Toutes les régions seront présentes à travers leurs artistes, qui vont se produire sur scène.

C’est vous dire déjà toute la dimension que nous voulons donné au SITOUR. Il y’aura Nèba Solo, les masques de Mahou, les troupes artistiques touaregs, les Tinariwen et beaucoup d’autres groupes artistiques.

L’Indépendant : Pour la présente édition, vous avez mis l’accent sur le « Sahara malien ». Quelles sont vos attentes ?

Ndiaye Bah  : Effectivement, nous avons voulu, faire un focus sur le tourisme saharien. En effet, certains pays ont mis en rouge certaines localités de notre pays, dont Tombouctou pour déconseiller à leurs ressortissants de venir au Mali. Car leur sécurité n’est pas assurée. Une prise de position que nous n’avons pas du tout aimée. Parce que, ce n’est pas vrai. Pendant la crise, c’est-à-dire au plus fort moment de la rébellion Touareg, aucun touriste, n’a été enlevé au Mali. Les tours opérateurs, c’est le lieu de le dire, n’ont pas baissé la garde. Ils ont fait confiance au Mali.

L’assassinat de l’Anglais, que nous avons vigoureusement condamné et je profite une fois de plus, de l’occasion pour présenter mes condoléances à sa famille, n’est pas, une raison pour condamner toute une région. Tombouctou vit de l’activité du tourisme. De 2002 à maintenant, le nombre d’établissements hôteliers a beaucoup augmenté.

La jeunesse de Tombouctou a trouvé, à travers les activités touristiques, une source génératrice d’emplois. Nos partenaires doivent souvent réfléchir à cet aspect qui est très important. Ils doivent par conséquent comprendre que le Mali est un grand pays, qui est riche du point de vue culturel, mais aussi du point de vue humain. Nous sommes un pays hospitalier qui a le souci de l’autre. Ceci pour rassurer nos partenaires, que Tombouctou demeure une destination touristique sûre.

L’Indépendant : L’une des innovations du SITOUR de cette année, est la présence des sommités du tourisme mondial et les thèmes qui seront abordés. Dites nous comment tout cela va se passer ?

Ndiaye Bah : Nous avons fait appel à de très fortes personnalités, des sommités du tourisme mondial. Nous avons Maurice Freund, président directeur général de Point Afrique, l’homme de l’année du tourisme en France qui animera une conférence sur les enjeux du « Tourisme saharien ». Olivier Terry, directeur général de la société de voyages « chemin de sable », qui a récemment remporté un prix pour avoir été le meilleur opérateur qui respecte l’environnement. Il sera modérateur.

Il y aura Mesdames Florence Lung, directrice des salons de la randonnée en France et Virginie Tremsal qui est une consultante. Celles-ci vont nous parler respectivement du « marketing des salons » et du « marketing touristique ». Il sera aussi question de l’impact de la crise mondiale sur le transport aérien. Nous avons initié l’édictour, c’est-à-dire, voyage de presse spécialisée. Douze tours opérateurs sont actuellement à l’intérieur du pays. Ils ont visité Ségou, Terryabougou, San, Mopti, Bandiagara etc.

L’Indépendant : Votre mot de la fin.

Ndiaye Bah : L’année dernière, nous avons eu 2000 visiteurs, plus de 400 exposants et une forte participation des pays de la sous région. Cette année encore, ces pays sont attendus. J’invite toute la population de Bamako, à sortir massivement. Le tourisme est créateur d’emplois. Quand nous développons le tourisme, nous faisons la promotion de notre pays, nous créons beaucoup d’emplois et faisons reculer la pauvreté.

Abdoulaye DIARRA

L'independant

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